• Tout n'est qu'illusion

    L'imagination est un pouvoir que tout le monde a au fond de lui. Chacun l'utilise à sa façon et d'une ampleur différente, mais au final elle a souvent le même but : dépasser la réalité.

     

    Tout n'est qu'illusion

     

    Chapitre 1

    Bienvenue dans mon monde : le monde de la création

     

     

              Dans la ville de Tokyo situé au Japon, se trouve une petite maison assez banale qui ressemblait à toutes les autres. À l'intérieur vivait une mère veuve avec sa fille âgée de dix-sept ans, cette jeune fille se nommait Kisa Toriumi et était d'apparence mignonne avec une chevelure d'un noir intense très agréable à regarder. Physiquement elle n'était pas hors norme : de taille moyenne avec des formes fines, un regard doux et une peau claire respirant la fraîcheur ; elle était très mignonne. Elle était lycéenne et se débrouillait assez bien dans ses études, mais elle n'avait pas de projet d'études supérieures, du moin pas pour le moment. Mais malgré ses airs de jeune fille épanouis, elle se sentait très seule dans la vie et s'était beaucoup renfermé sur elle-même. La mort de son père à ses huit ans l'a toujours marqué, et les critiques dont elle est constamment victime depuis son plus jeune âge à l'école ne lui ont jamais permis de se sentir mieux dans sa peau.

              Ce matin il était l'heure de se rendre au lycée et Kisa se levait toujours à une heure très matinale afin de prendre son temps pour se préparer, surtout qu'elle n'avait pas hâte de passer toute une journée qui n'allait être que des insultes à son égard. Après s'être préparé la jeune fille sortie de chez elle en tenue de lycéenne avec son sac à la main, elle marchait d'un air tranquille en observant ce qui l'entourait malgré qu'elle connût par coeur ce paysage. Le lycée de la jeune fille était tout près et les autres lycéens empruntés le même chemin qu'elle, alors que le lycée n'était pas encore en vue, les insultes envers Kisa commencèrent : grosse vache, boudin sur patte, gros jambon, erreur de la nature, boule puante ou encore Kisa le caca ; des insultes et des gamineries dont étaient habitués Kisa, mais ça fait toujours mal d'être traité de cette manière à tout bout de champs.

              La journée commençait par un cours de sport, ce qui donna place à de nombreuses insultes que la jeune lycéenne avait entendu des milliers de fois. Les cours s'achevèrent et étaient très longs pour la jeune fille qui n'avait aucune amie avec qui parler pendant les pauses, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle ne mangeait pas le midi car elle ne voulait pas s'afficher seule pour recevoir de nouvelles critiques. Elle ne savait pas pourquoi les gens la critiquaient, surement car elle était réservée et de nature timide, mais elle avait souvent fait de nombreux efforts pour se faire accepter, en vain malheureusement. C'est donc entre insultes et ennuie que la lycéenne passât sa journée au lycée, une journée comme les autres. En repartant vers chez elle la jeune fille regarda le ciel qui était entre l'oranger et le violet, pour elle c'était très beau à regarder et voir autant de beauté lui permettait de s'évader, de penser à autre chose. Mais cet instant fût court car elle était déjà arrivé chez elle où sa mère l'attendait, mais à peine avait-elle retiraient ses chaussures qu'elle monta dans sa chambre afin de faire ses devoirs pour être tranquille par la suite. Cependant une fois devant ses cahiers, la jeune fille versa des larmes comme tous les soirs : que ce soit dans son lit ou pendant qu'elle fait ses devoirs, elle pleure à cause de ce qu'elle vit au quotidien. Sa mère était consciente que sa fille souffrait quotidiennement, mais elle lui répétait sans cesse de ne pas y penser, mais c'était impossible. Donc en pleurant pendant plus d'une heure la jeune fille se calma et continuait ses occupations au profitant de sa tranquillité auprès de sa mère.

              Après le repas du soir, Kisa monta dans sa chambre afin d'aller dormir car elle avait besoin de bien se reposer, mais les larmes  rattrapaient vite le sommeil. Pleurant dans son oreiller, la jeune fille fût prise de nombreuses envies en passant par la mutilation jusqu'au suicide ; ce rejet de la part des autres la poussait souvent à se faire du mal, plusieurs fois elle s'était mutilé et avait essayé de se donner la mort. Alors que Kisa s'engouffrait dans de nouvelles pensées négatives, elle vit un jeune homme sur le rebord de sa fenêtre qu'elle avait pourtant fermée. Il était assez grand et très bien habillé, ses cheveux étaient d'un blanc argenté et ses yeux d'un rouge virant vers le rose/violet, on aurait cru un personnage de manga. Kisa paniqua et se mit en position de crainte en serrant sa couverture :

     

    « Qui.. Qui êtes-vous ? Sortez de chez moi tout de suite !

    - Ne parle pas si fort, que toi peut me voir, prononça le jeune homme en allant vers Kisa et en lui mettant son doigt sur les lèvres.

    - Ne racontez pas n'importe quoi, sortez de chez moi où j'appelle ma mère !

    - Alors vas-y, tu verras que tu es la seule à me voir, dit-il d'un air moqueur.»

     

    Kisa appela sa mère en criant, cette dernière accourue vers la chambre de sa fille. Elle lui expliqua qu'un homme était à côté d'elle d'une manière d'être convaincante mais sa mère rigola et lui confia qu'elle devait se reposer, elle avait quitté la chambre pour retourner dans le salon. Le jeune homme reprit la parole :

     

    « Je suis Taiga Itami, et toi quel est ton nom ?

    - Ça ne vous regarde pas ! Dites-moi qui vous êtes !

    - Cela n'a aucune espèce d'importance, je suis ici suite à tes larmes. tes pleurs aux raisonnaient dans mon esprit, dit Taiga en s'approchant de la jeune fille.

    - Pourquoi personne ne vous voit... Comment savez-vous que je pleurais ?, demanda Kisa avec un ton d'agressivité.

    - Parce-que je sais tout voyons ! Dis-moi, ne rêves-tu pas d'un monde idéal ? De ton monde idéal ? As-tu déjà pensé à un monde créé de toutes pièces où tu en serais la seule exploratrice ?

    - C'est quoi ces questions ? Arrêtez vos bêtises...

    - Réponds, je suis persuadé que toi aussi, tu voudrais vivre dans ton monde et pas celui-ci.

    - A vrai dire... oui... Mais le monde idéal n'existe pas..., prononça-t-elle d'un air triste.

    - Bien sûr qu'il existe ! En tout cas moi, je peux te créer ton monde idéal, affirma Taiga d'un air fier.

    - Et comment ?

    - Il me suffit d'avoir quelques éléments de ce qui ferait un monde idéal et le tour est joué. Avec seulement trois mots désignant un contenu d'un monde idéal je peux te transporter dans cet univers magique plus que réel ! Si tu ne me crois pas, tu n'as qu'à essayer, proposa-t-il en faisant un clin d'oeil.

    - Hum... Je vais essayer, en espérant que vous me laissez tranquille après. je dois dire trois mots c'est ça ?

    - Oui, seulement trois éléments qui composeront ton monde idéal. Ça peut être un monde totalement imaginaire qui ne serait pas possible dans la réalité, comme des dragons ou bien des pâtisseries géantes.

    - Alors je choisis les mots cerisier, tranquillité et oiseau.

    - C'est entendu. Ferme les yeux et endors-toi pour ressentir et vivre cette vie dans ton monde idéal, prononça le jeune homme d'une fois hypnotisante en posant son index sur le front de Kisa.»

     

    La jeune fille s'endormie directement et un sourire sadique s'afficha sur le visage du jeune homme.

     

     

     

    Chapitre 2

    Un monde où les pétales flottent dans un monde serein

     

     

              Kisa s'endormit profondément et paisiblement. Alors qu'elle dormait elle ressentit une sensation étrange en elle, comme si elle était aspirée dans un trou noir ; elle se voyait même tomber dans ce vide incertain. Elle tomba en ressentant toutes les sensations de la chute comme si elle était dans la réalité, mais ce n'était pas le cas : en observant autour d'elle, elle remarqua une vaste plaire avec non loin d'elle un cerisier en fleur avec un oiseau chantant sa douce mélodie. Ces quelques éléments étaient ceux qu'elle avait énumérés à l'énigmatique Taiga, sa faculté de créer un monde à partir de quelques éléments peut donc s'avérer vraie. Kisa ne se posait pas énormément de question, elle allait vers le cerisier qui était seul au milieu de cette plaine infinie et s'y adossait afin d'écouter l'oiseau chanté. Malgré qu'elle trouvait cet univers beau elle voulait le rendre bien plus agréable ; étant comme  dans un rêve où l'imagination n'a pas de limite, elle décida de fermer les yeux et d'adapter ce monde à un idéal.

     

    Tout n'est qu'illusion

              En ouvrant les yeux Kisa aperçut des cerisiers en fleur bien plus nombreux qu'avant, le ciel était d'un doux bleu très agréable à regarder, des montagnes fleuries encadrées dex chutes d'eau magnifiques et les oiseaux chantaient à l'unisson leur douce mélodie relaxante ; les pétales de fleurs de cerisier flottaient dans le ciel et rependaient leur délicieux parfum. La jeune fille marcha au milieu des silhouettes rosâtres en écoutant les oiseaux chantaient, dans ce monde représentant un paysage que Kisa avait toujours voulu apercevoir et une atmosphère sereine rare, elle se sentait dans ce qui était pour elle l'un des mondes idéals, un monde qui ne peut exister mais qu'en ce moment même elle était en train d'emprunter. Elle explorait ce monde qu'elle avait imaginé, ce qui lui plaisait le plus était le fait de ressentir tous les sens qu'elle ressent dans la réalité ; pour elle ce monde était imaginaire et réel à la fois.

              En plein amusement, le monde qu'elle s'était créé se mit à disparaître petit à petit sous ses yeux tout comme son corps. Elle fut prise d'un malaise et se réveilla subitement, son réveil avait sonné. La douce lumière du soleil passait à travers sa fenêtre et éclairé le lit de la jeune fille qui cherchait Taiga, qui semblait avoir disparu. «Ce n'était qu'un rêve» se dit-elle, pour elle ce qui lui était arrivé n'était que le résultat d'un manque de sommeil, il était impossible de créer un monde aussi parfait et réel, selon son point de vue. Pour elle, la journée commençait et il fallait aller se laver et prendre son petit déjeuner, ce qui fût vite fait. Comme tous les jours elle se dirigeait vers le lycée en regardant ce qui l'entourait, elle regrettait malgré tout que ce monde dont elle a rêvé qui paraissait si réel, ne soit qu'une chose fictive. La journée de la jeune lycéenne s'était déroulée comme les précédentes, entre ennuis et critiques rien n'étaient une surprise. Cependant face à tout ça elle éprouvait encore plus de tristesse que le monde dans lequel elle vivait n'était qu'un univers de souffrance. Le soir, alors qu'elle s'était couché, Kisa était perdue dans ses pensées et elle regarda vers sa fenêtre sans même savoir pourquoi, Taiga était de nouveau sur le rebord de la fenêtre. Il prit la parole en se dirigeant vers Kisa :

     

    « Alors, le monde que je t'ai créé t'a-t-il convaincu ?

    - Te revoilà ? Ça veut dire que je n'ai pas rêvé hier soir...

    - Eh bien si. En fait je fais en sorte que tes rêves soient le plus réaliste possible, de cette manière c'est comme si tu te transportais dans un autre monde, où tu vis autrement.

    - Comment peux-tu faire ça ?!

    - Ah c'est un secret. Mais dis-moi, où veux-tu voyager ce soir ? Profites-en, la nuit est bien le seul moment où tu te sens heureuse n'est-ce pas ?, supposa-t-il en souriant à Kisa.

    - Oui... mais...

    - Aller, dis-moi trois éléments et laisse-moi créer on bonheur.

    - Je peux introduire des personnes qui semblent vivantes et dotées d'une personnalité propre ?, se demanda la jeune fille.

    - Bien sûr ! Ce que je te conseille c'est de me demander des mondes complètement imaginaire, comme dans les jeux vidéo par exemple. Trois éléments me suffiront.

    - D'accord ! Alors je vais dire éleveurs de dragons, île céleste et aventure !

    - C'est entendu, bon voyage, prononça Taiga en posant son index sur le front de Kisa.»

     

              Comme la nuit dernière elle ressentit un énorme vide en elle et se réveilla dans un monde totalement inimaginable. Elle était dehors sur une île montagneuse qui semblait voler dans les hauts cieux, une ville était bâtie dessus et des dragons arpentés le ciel. Kisa se croyait dans un jeu vidéo, mais ce qui l'interpela le plus c'est ce qu'elle avait sur le bras : un tatouage avec écrit dessus «Chasseuse de dragon». Quel rôle devait-elle jouer dans ce monde ?

     

     

     

     Chapitre 3

    Senkaoku, la terre des dragons

     

    Abasourdie au milieu des rugissements des dragons arpentant le ciel, la jeune Kisa ne savait pas quoi faire. Mais d'un seul coup, elle sû quoi faire dans son monde ! Elle comprit que son rôle était de capturer des dragons malveillants, et pour cela elle devait tout d'abord en chevaucher un ! Alors qu'elle était une pure ignorante deux minutes plus tôt, désormais elle connaissait ce monde comme sa poche, même les habitants et les environs ; elle allait pouvoir être libre dans un monde nouveau.